<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.opera-passion.gayattitude.com/</link><title>Passion Opéra</title><description>Passion Opéra</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2007</dc:rights><dc:date>2007-12-08T19:19:47+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[bimaispastrop] CENCIC</title><link>http://blog.bimaispastrop.gayattitude.com/20071127080358/cencic/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.bimaispastrop.gayattitude.com/20071127080358/cencic/</guid><description> Je viens d'acheter le CD du contre ténor Max Emanuel Cencic sur les airs de Rossini.
Superbe!!
Dans le registre ça nous change de Cécilia Bartolli...
Et puis avec lui on a une version chantée de la canatrice chauve...</description><content:encoded><![CDATA[ Je viens d'acheter le CD du contre ténor Max Emanuel Cencic sur les airs de Rossini.<br />
Superbe!!<br />
Dans le registre ça nous change de Cécilia Bartolli...<br />
Et puis avec lui on a une version chantée de la canatrice chauve...]]></content:encoded><dc:creator>bimaispastrop</dc:creator><dc:date>2007-11-27T08:03:58+01:00</dc:date></item><item><title>[kreisler] Projet pour Zémir et Azor de Grétry</title><link>http://blog.kreisler.gayattitude.com/20071116160146/projet-pour-zemir-et-azor-de-gretry/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kreisler.gayattitude.com/20071116160146/projet-pour-zemir-et-azor-de-gretry/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/k/r/kreisler/20071116-208708855473db0bded4ec.jpg" width="567" height="431" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>kreisler</dc:creator><dc:date>2007-11-16T16:01:46+01:00</dc:date></item><item><title>[kreisler] Projet pour Zémir et Azor de Grétry</title><link>http://blog.kreisler.gayattitude.com/20071116160018/projet-pour-zemir-et-azor-de-gretry/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kreisler.gayattitude.com/20071116160018/projet-pour-zemir-et-azor-de-gretry/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/k/r/kreisler/20071116-1645413388473dafff8de35.jpg" width="567" height="423" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>kreisler</dc:creator><dc:date>2007-11-16T16:00:18+01:00</dc:date></item><item><title>[Cizion] Tosca</title><link>http://blog.cizion.gayattitude.com/20071027114548/tosca/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.cizion.gayattitude.com/20071027114548/tosca/</guid><description>Mario est  un painter en vogue à Rome. Un de ses potes, Caesar, s'est évadé de prison et va se réfugier chez lui. Mais la fiancée de Mario, Kelly Tosca, est une femme tellement jalouse qu'elle suspecte son boyfriend de la tromper avec Britney, une fervente religieuse croisée à l'église et qui  n'est en fait que la sœur de Caesar.
Le chef de la police, Jim DiScarpia, a lui un double objectif: se taper Kelly et retrouver Caesar. Alors il va emprisonner Mario et faire croire à Kelly que ce dernier a bien une maîtresse.
Kelly, un peu trop passionnée, tombe alors dans un vrai drame puccinien.

Eh ben malgré l'histoire très Soap Opera, j'ai beaucoup aimé. J'ai découvert Catherine Naglestad (Kelly Tosca) et Vladimir Galouzine (Mario) à cette occasion, et malgré mon rang tout au fond de la salle, je crois que c'est la première fois depuis plusieurs mois que j'ai eu un frisson à l'occasion d'un air: l'air le plus connu de Tosca (Vissi d'arte, vissi d'amore - à écouter ici, la partie ultra-connue s'entend vers la fin de la première minute). Très belle voix du ténor Galouzine aussi, si tant est que mes critères soient acceptables: une voix claire et forte -- je suis toujours bien incapable de reconnaître si le fa 3 dièse a été chanté correctement. Il a même réussi à faire taire les toussottements des 800 tuberculeux présents dans la salle ce soir-là, avec le E lucean le stelle.

Le mélange des décors, façon &quot;Habitat relooke votre intérieur italien du XIXe siècle&quot;, était réussi à mon goût: juste ce qu'il faut de contemporain en fond de scène et de l'accessoire &amp;amp; costumes d'époque.

A Bastille, jusqu'au 20 novembre


</description><content:encoded><![CDATA[Mario est  un <i>painter</i> en vogue à Rome. Un de ses potes, Caesar, s'est évadé de prison et va se réfugier chez lui. Mais la fiancée de Mario, Kelly Tosca, est une femme tellement jalouse qu'elle suspecte son <i>boyfriend</i> de la tromper avec Britney, une fervente religieuse croisée à l'église et qui  n'est en fait que la sœur de Caesar.<br />
Le chef de la police, Jim DiScarpia, a lui un double objectif: se taper Kelly et retrouver Caesar. Alors il va emprisonner Mario et faire croire à Kelly que ce dernier a bien une maîtresse.<br />
Kelly, un peu trop passionnée, tombe alors dans un vrai drame puccinien.<br />
<br />
Eh ben malgré l'histoire très Soap Opera, j'ai beaucoup aimé. J'ai découvert Catherine Naglestad (Kelly Tosca) et Vladimir Galouzine (Mario) à cette occasion, et malgré mon rang tout au fond de la salle, je crois que c'est la première fois depuis plusieurs mois que j'ai eu un frisson à l'occasion d'un air: l'air le plus connu de Tosca (<i>Vissi d'arte, vissi d'amore</i> - à écouter <a href="http://www.marazampieri.com/audio/TOSCA%20VISSI%20D%27ARTE/Vissi%20d%27arte.mp3" target="_blank">ici</a>, la partie ultra-connue s'entend vers la fin de la première minute). Très belle voix du ténor Galouzine aussi, si tant est que mes critères soient acceptables: une voix claire et forte -- je suis toujours bien incapable de reconnaître si le fa 3 dièse a été chanté correctement. Il a même réussi à faire taire les toussottements des 800 tuberculeux présents dans la salle ce soir-là, avec le <i>E lucean le stelle</i>.<br />
<br />
Le mélange des décors, façon "Habitat relooke votre intérieur italien du XIXe siècle", était réussi à mon goût: juste ce qu'il faut de contemporain en fond de scène et de l'accessoire & costumes d'époque.<br />
<br />
A Bastille, jusqu'au 20 novembre<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/c/i/cizion/20071027-1411318947472308aa04296.jpg" width="252" height="378" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Cizion</dc:creator><dc:date>2007-10-27T11:45:48+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] Tragique Maria Stuarda</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20071001005756/tragique-maria-stuarda/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20071001005756/tragique-maria-stuarda/</guid><description>

On donnait ce soir-même au Théâtre des Champs-Elysées une représentation, en version de concert, de Maria Stuarda, un opéra de Donizetti, que je classe volontiers parmi les plus émouvants.

Evacuons tout de suite le point positif* de la soirée: le principe de la version de concert nous prive du déplaisir d'avoir à subir un décor hideux ou grotesque et une direction d'acteurs hasardeuse ou inexistante. Notons tout de même qu'il reste des progrès à faire en la matière : on a vu plus élégant que ces va-et-vient de chanteurs, partitions intégrales en main, le doigt coincé à la bonne page. Et puis, il y a toujours ces fameux verres d'eau (pour se rincer le gosier entre deux tirades, quand on poireaute assis au lieu d'écouter l'orchestre ou les collègues) qu'on a disposés grosso modo sous les chaises, plus ou moins à portée de main. Là aussi, d'un raffinement rare, on a pu noter qu'un même verre a déshydraté plusieurs bouches, du fait d'un jeu mal maîtrisé de chaises musicales au début de l'Acte I. Passons...

Ruth Ann Swenson (ci-après dénommée R.A.S.) remplaçait une Patrizia Ciofi à l'agenda trop chargé en ce moment, dit-on. A dire vrai, je me réjouissais a priori de ce changement de distribution. Mais a posteriori c'est une autre affaire... Vêtue d'une robe fourreau noir ornée d'une moumoute mammaire itou et coiffée façon Pamela Ewing dans la saison 1 (mais en blonde), R.A.S. nous proposait de se montrer semblable à l'oie blanche voulue par Donizetti et son librettiste Giuseppe Bardari : naïve, docile, petite fille bien rangée. Pour compléter la panoplie, R.A.S. s'était couronnée d'un serre-tête noir et, partition sous les yeux oblige, de lunettes d'institutrice (régulièrement sales, donc régulièrement dépoussiérées au chiffon entre deux tirades et entre deux verres d'eau).

Madame Swenson, en digne ressortissante du pays du marshmallow, ne se préoccupe pas plus que cela de la prononciation, voire elle n'articule pas. De toutes façons, pourquoi me plaindrais-je ? Je voyais parfaitement les surtitres depuis ma place ! Elle a chanté un peu partout dans le monde, c'est vrai ; et on s'est réjoui naguère de ses Gilda (et quoi d'autre ? Rodelinda ? maybe). Mais se lancer dans une héroïne tragique du Cycle des Tudor, c'est un peu comme sauter à l'élastique : il faut y aller franchement, sans se faire pousser, sinon ça ne compte pas ! Admettons que remplacer une collègue à la dernière minute ne soit pas la meilleure des conditions pour chanter un rôle long et difficile, que, de surcroît, elle n'a pas chanté (il semble pourtant que si, affirme le programme, mais passons...). C'est sans doute pour cette raison que R.A.S. avait le nez et ses lunettes plongés dans la partition, ou le regard tourné vers le chef, sans cesse en quête d'un signe d'approbation à propos de la justesse de la note en cours. Dans ces conditions, il lui était bien difficile d'essayer d'incarner un personnage. Mais a-t-elle essayé ?

Reconnaissons que R.A.S. a une voix ronde, moëlleuse et flûtée qui possède un charme élégiaque certain et fait merveille à l'entrée de Marie et lors des premières phrases de la grande prière. Hélas ! l'uvre s'appuie avant tout sur des moments où la précision de l'attaque comme de la vocalise, ainsi que le mordant, sont absolument essentiels. Foin de tout cela chez Madame R.A.S. Pourtant, en seconde partie, à l'écoute d'une émission plus incisive et d'un regain d'énergie, on s'est pris à penser qu'elle avait bouquiné à l'entracte Le bel canto pour les nuls. Foin et re-foin ! On aurait pu penser qu'une voix d'essence plutôt lyrique nous comblerait d'aigus piano. Foin, re-foin et re-re-foin ! Les contre-ut en vocalise passent à l'arrachée ; quant aux contre-bidules dont les dive aiment habituellement à ponctuer les fins de scènes et qui charment l'auditeur rompu à Donizetti ! aucun,  nada ! Ah si ! j'avais oublié : un... fort fort pénible...

Iano Tamar (ci-après I.T.), annoncée à grand renfort de publicité par le Théâtre des Champs-Elysées, tenait beuglait le rôle d'Elisabetta (la méchante de l'histoire). Habituellement tenu par des mezzo vaillantes au medium de bronze, celui-ci ne convenait pas a priori à I.T. Et a posteriori non plus ! Le public a été gratifié de sons tubés la moitié de la soirée (précisons que le rôle n'est pas présent pendant la seconde moitié), sauf quand il a eu droit à des sons poitrinés très vilains ou des aigus tirés. Sans parler de coups de glotte systématiques qui voulaient probablement traduire la méchanceté d'Elisabeth ! Notons tout de même une belle robe noire ! Puisqu'on parle de robe, le prix fashion de la soirée revient sans conteste à la jeune (?) chanteuse qui interprétait Anna Kennedy (rôle tertiaire, s'il en est) qui, en plus d'une toilette gracieuse, offrait à voir de belles frisettes fort réussies sur sa tête.

Même dans des conditions désastreuses, votre serviteur espère toujours pouvoir se rattrapper aux moments cruciaux de l'uvre, ceux qui fonctionnent quel que soit le plateau, ceux qui arrachent les tripes ou les larmes. Non non ! On nous a saboté la longue scène de marche à l'échafaud, ce moment d'habitude si poignant où Marie dit adieu, tête haute et fierté toutes voiles dehors, à son amant et à sa confidente. R.A.S. avait en effet décidé de chanter avec l'énergie d'un ver de terre un midi de canicule et de savonner toutes les vocalises. Quant à la fameuse scène de confrontation entre les deux reines, où Marie traite Elisabeth de catin indigne et obscène pas moins !), ces dames étaient visiblement trop occupées à se demander comment émettre correctement un son plutôt que de s'étriper façon Tournoi des Six Nations. D'ailleurs, la confusion qui s'en est suivie a mis K.O. le chef qui a abandonné le navire, s'adossant bras le long du corps, attendant que le chaos se résolve de lui-même ; et, pendant ce temps-là, R.A.S., se demandant si les pattes de mouche sur sa partition étaient oui ou non des notes à chanter, décidait de rester muette.

Ne boudons pas le plaisir d'un ténor argentin (Daro Schmunck) à la voix laide mais faisant toutes les notes ! Et réjouissons-nous d'un Talbot (Giovanni Furlanetto), digne et concerné par son discours. Le seul à vraiment s'y croire complètement du côté des méchants est le remarquable Cecil de Lionel Hote.

Le public parisien a dû penser qu'il assistait à la soirée du siècle et a applaudi bien plus qu'il n'eût fallu. Las ! Rattrappons-nous avec une soirée barcelonaise vraiment réussie et un vrai crêpage de chignons royaux :



*Je n'oublie pas la présence du chevalier D. qui m'a, en vrai gentleman, raccompagné en bas de chez moi ou presque, et qui a continué de sourire pendant que je rechantais ad nauseam infinitum Profanato è il soglio inglese, vil bastarda dal tuo pie.</description><content:encoded><![CDATA[<br><div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/g/i/gil30paris/20070930-199798781446ffc96cab932.jpg" width="237" height="290" border="1" alt="" title="" /></div><br><br />
<br />
On donnait ce soir-même au Théâtre des Champs-Elysées une représentation, en version de concert, de <EM>Maria Stuarda</EM>, un opéra de Donizetti, que je classe volontiers parmi les plus émouvants.<br />
<br />
Evacuons tout de suite <b>le point positif</b><sup><small>*</small></sup> de la soirée: le principe de la version de concert nous prive du déplaisir d'avoir à subir un décor hideux ou grotesque et une direction d'acteurs hasardeuse ou inexistante. Notons tout de même qu'il reste des progrès à faire en la matière : on a vu plus élégant que ces va-et-vient de chanteurs, partitions intégrales en main, <b>le doigt coincé</b> à la bonne page. Et puis, il y a toujours ces fameux verres d'eau (pour se rincer le gosier entre deux tirades, quand on poireaute assis au lieu d'écouter l'orchestre ou les collègues) qu'on a disposés <EM>grosso modo</EM> sous les chaises, plus ou moins à portée de main. Là aussi, d'un raffinement rare, on a pu noter qu'un même verre a déshydraté plusieurs bouches, du fait d'un jeu mal maîtrisé de chaises musicales au début de l'Acte I. Passons...<br />
<br />
Ruth Ann Swenson (ci-après dénommée R.A.S.) remplaçait une Patrizia Ciofi à l'agenda trop chargé en ce moment, dit-on. A dire vrai, je me réjouissais <EM>a priori</EM> de ce changement de distribution. Mais <EM>a posteriori</EM> c'est une autre affaire... Vêtue d'une robe fourreau noir ornée d'une moumoute mammaire itou et coiffée façon Pamela Ewing dans la saison 1 (mais en blonde), R.A.S. nous proposait de se montrer semblable à l'oie blanche voulue par Donizetti et son librettiste Giuseppe Bardari : naïve, docile, petite fille bien rangée. Pour compléter <b>la panoplie</b>, R.A.S. s'était couronnée d'un serre-tête noir et, partition sous les yeux oblige, de lunettes d'institutrice (régulièrement sales, donc régulièrement dépoussiérées au chiffon entre deux tirades et entre deux verres d'eau).<br />
<br />
Madame Swenson, en digne ressortissante du pays du <b>marshmallow</b>, ne se préoccupe pas plus que cela de la prononciation, voire elle n'articule pas. De toutes façons, pourquoi me plaindrais-je ? Je voyais parfaitement les surtitres depuis ma place ! Elle a chanté un peu partout dans le monde, c'est vrai ; et on s'est réjoui naguère de ses Gilda (et quoi d'autre ? Rodelinda ? <EM>maybe</EM>). Mais se lancer dans une héroïne tragique du Cycle des Tudor, c'est un peu comme sauter à l'élastique : il faut y aller franchement, sans se faire pousser, sinon ça ne compte pas ! Admettons que remplacer une collègue à la dernière minute ne soit pas la meilleure des conditions pour chanter un rôle long et difficile, que, de surcroît, elle n'a pas chanté (il semble pourtant que si, affirme le programme, mais passons...). C'est sans doute pour cette raison que R.A.S. avait le nez et ses lunettes plongés dans la partition, ou le regard tourné vers le chef, sans cesse en quête d'un signe d'approbation à propos de la justesse de la note en cours. Dans ces conditions, il lui était bien difficile d'essayer d'incarner un personnage. Mais a-t-elle essayé ?<br />
<br />
Reconnaissons que R.A.S. a une voix ronde, moëlleuse et flûtée qui possède un charme élégiaque certain et fait merveille à l'entrée de Marie et lors des premières phrases de la grande prière. Hélas ! l'&#156;uvre s'appuie avant tout sur des moments où la précision de l'attaque comme de la vocalise, ainsi que le mordant, sont absolument essentiels. Foin de tout cela chez Madame R.A.S. Pourtant, en seconde partie, à l'écoute d'une émission plus incisive et d'un regain d'énergie, on s'est pris à penser qu'elle avait bouquiné à l'entracte <EM><b>Le bel canto pour les nuls</b></EM>. Foin et re-foin ! On aurait pu penser qu'une voix d'essence plutôt lyrique nous comblerait d'aigus piano. Foin, re-foin et re-re-foin ! Les contre-ut en vocalise passent à l'arrachée ; quant aux contre-bidules dont les <EM>dive</EM> aiment habituellement à ponctuer les fins de scènes et qui charment l'auditeur rompu à Donizetti ! aucun,  nada ! Ah si ! j'avais oublié : un... fort fort pénible...<br />
<br />
Iano Tamar (ci-après I.T.), annoncée à grand renfort de publicité par le Théâtre des Champs-Elysées, <s>tenait</s> beuglait le rôle d'Elisabetta (la méchante de l'histoire). Habituellement tenu par des mezzo vaillantes au medium de bronze, celui-ci ne convenait pas <EM>a priori</EM> à I.T. Et <EM>a posteriori</EM> non plus ! Le public a été gratifié de sons tubés la moitié de la soirée (précisons que le rôle n'est pas présent pendant la seconde moitié), sauf quand il a eu droit à des sons poitrinés très vilains ou des aigus tirés. Sans parler de coups de glotte systématiques qui voulaient probablement traduire la méchanceté d'Elisabeth ! Notons tout de même une belle robe noire ! Puisqu'on parle de robe, le prix <EM>fashion</EM> de la soirée revient sans conteste à la jeune (?) chanteuse qui interprétait Anna Kennedy (rôle tertiaire, s'il en est) qui, en plus d'une toilette gracieuse, offrait à voir de belles <b>frisettes</b> fort réussies sur sa tête.<br />
<br />
Même dans des conditions désastreuses, votre serviteur espère toujours pouvoir se rattrapper aux moments cruciaux de l'&#156;uvre, ceux qui fonctionnent quel que soit le plateau, ceux qui arrachent les tripes ou les larmes. Non non ! On nous a saboté la longue scène de <b>marche à l'échafaud</b>, ce moment d'habitude si poignant où Marie dit adieu, tête haute et fierté toutes voiles dehors, à son amant et à sa confidente. R.A.S. avait en effet décidé de chanter avec l'énergie d'un ver de terre un midi de canicule et de savonner toutes les vocalises. Quant à la fameuse scène de <b>confrontation entre les deux reines</b>, où Marie traite Elisabeth de &#171;catin indigne et obscène&#187; pas moins !), ces dames étaient visiblement trop occupées à se demander comment émettre correctement un son plutôt que de s'étriper façon Tournoi des Six Nations. D'ailleurs, la confusion qui s'en est suivie a mis K.O. le chef qui a abandonné le navire, s'adossant bras le long du corps, attendant que le chaos se résolve de lui-même ; et, pendant ce temps-là, R.A.S., se demandant si les pattes de mouche sur sa partition étaient oui ou non des notes à chanter, décidait de rester muette.<br />
<br />
Ne boudons pas le plaisir d'un ténor argentin (Dar&#237;o Schmunck) à la voix laide mais faisant toutes les notes ! Et réjouissons-nous d'un Talbot (Giovanni Furlanetto), digne et concerné par son discours. Le seul à vraiment s'y croire complètement du côté des méchants est le remarquable Cecil de Lionel Hote.<br />
<br />
Le public parisien a dû penser qu'il assistait à la soirée du siècle et a applaudi bien plus qu'il n'eût fallu. Las ! Rattrappons-nous avec une <b>soirée barcelonaise</b> vraiment réussie et un vrai crêpage de chignons royaux :<br />
<br />
<div align="center"><object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/MIxEaHFMVZU"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/MIxEaHFMVZU" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object></div><br />
<br />
<h6><sup>*</sup>Je n'oublie pas la présence du chevalier D. qui m'a, en vrai gentleman, raccompagné en bas de chez moi ou presque, et qui a continué de sourire pendant que je rechantais <EM>ad <s>nauseam</s> infinitum</EM> &#171;Profanato è il soglio inglese, vil bastarda dal tuo pie.&#187;</h6>]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-10-01T00:57:56+01:00</dc:date></item><item><title>[AStoRg] Enfin un choix un peu moins nul de musique classique en mp3, sans DRM, et ce n'est pas à l'iTunes Store évidemment</title><link>http://blog.astorg.gayattitude.com/20070926043427/enfin-un-choix-un-peu-moins-nul-de-musique-classique-en-mp3-sans-drm-et-ce-n-est-pas-a-l-itunes-store-evidemment/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.astorg.gayattitude.com/20070926043427/enfin-un-choix-un-peu-moins-nul-de-musique-classique-en-mp3-sans-drm-et-ce-n-est-pas-a-l-itunes-store-evidemment/</guid><description>&amp;amp;uot
Le site de téléchargement mp3,  sans DRM, de Amazon est lancé.  Il a l'air beaucoup mieux que l'iTunes Store pour la musique classique.  Je viens d'y jeter un premier coup d'oeil et le choix, sans être sensationnel, est nettement meilleur que celui de l'iTunes Store.  Vous me direz, ce n'était pas difficile...
L'intégration avec Mac est excellente et on peut assez facilement ajouter les morceaux à iTunes.  en plus, avec un dollar aussi faible, les prix sont nettement moins chers que chez Apple puisque tout se fait au tarif américain.</description><content:encoded><![CDATA[&uot<div align="center"><a href="http://www.amazon.com/b?ie=UTF8&amp;node=163856011" target="_blank" title="En savoir plus sur Amazon MP3"><img class="imgcaption" width="456" height="238" title=;Le site de téléchargement mp3 sans DRM de Amazon est lancé.  Il a l'air beaucoup mieux que l'iTunes Store pour la musique classique." alt="Amazon MP3 Download" src="http://www.gayattitude.com/photo/a/s/astorg/20070926-19772652146f9c4c44891d.jpg" /></a><br clear="left" /></div><br />
<p>Le <a href="http://www.amazon.com/b?ie=UTF8&amp;node=163856011" target="_blank" title="En savoir plus sur Amazon MP3">site de téléchargement mp3</a>,  sans DRM, de Amazon est lancé.  Il a l&#8217;air beaucoup mieux que l&#8217;iTunes Store pour la musique classique.  Je viens d'y jeter un premier coup d'oeil et le choix, sans être sensationnel, est nettement meilleur que celui de l'iTunes Store.  Vous me direz, ce n'était pas difficile...</p><br />
<p>L'intégration avec Mac est excellente et on peut assez facilement ajouter les morceaux à iTunes.  en plus, avec un dollar aussi faible, les prix sont nettement moins chers que chez Apple puisque tout se fait au tarif américain.</p>]]></content:encoded><dc:creator>AStoRg</dc:creator><dc:date>2007-09-26T04:34:27+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] Les duchesses aussi savent rire</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070925170112/les-duchesses-aussi-savent-rire/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070925170112/les-duchesses-aussi-savent-rire/</guid><description>Ne passons pas à côté les plaisirs simples d'un petit yodel helvético-catalan couronné d'un fou rire magistral... Cette Duchesse de Crakentorp sait comment s'y prendre pour amuser le public viennois !



Tous avec moi : Youp-la ouh ouh !

</description><content:encoded><![CDATA[<br>Ne passons pas à côté les plaisirs simples d'un petit <EM>yodel</EM> helvético-catalan couronné d'un fou rire magistral... Cette <b>Duchesse de Crakentorp</b> sait comment s'y prendre pour amuser le public viennois !<br />
<br />
<div align="center"><object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/U41e10l3Z-g"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/U41e10l3Z-g" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object></div><br />
<br />
<div align="right"><h6>Tous avec moi : Youp-la ouh ouh !</h6></div><br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-25T17:01:12+01:00</dc:date></item><item><title>[AStoRg] Obsession...</title><link>http://blog.astorg.gayattitude.com/20070920013209/obsession/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.astorg.gayattitude.com/20070920013209/obsession/</guid><description>Allez savoir pourquoi, mais depuis un mois, cet air m'obsède :

Rossini, La Cenerentola - Noi Don Magnifico - Cecilia Bartoli (Cenerentola), William Matteuzzi (Don Ramiro), Alessandro Corbelli (Dandini), Enzo Data (Don Magnifico), Fernanda Costa (Clorinda), Michele Pertusi (Alidoro) - Direction : Riccardo Chailly /Orchestra e coro del Teatro Comunale di Bologna
  </description><content:encoded><![CDATA[<p>Allez savoir pourquoi, mais depuis un mois, cet air m&#8217;obsède&nbsp;:</p><br />
<div align="left"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/s/astorg/20070920-177578793346f1b123aacdc.jpg" width="200" height="169" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<p><b>Rossini, <i><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_Cenerentola" target="_blank" title="En savoir plus sur la Cenerentola">La Cenerentola</a></i> - Noi Don Magnifico - Cecilia Bartoli (Cenerentola), William Matteuzzi (Don Ramiro), Alessandro Corbelli (Dandini), Enzo Data (Don Magnifico), Fernanda Costa (Clorinda), Michele Pertusi (Alidoro) - Direction&nbsp;: Riccardo Chailly /Orchestra e coro del Teatro Comunale di Bologna<b><br /><br />
<object type="application/x-shockwave-flash" data="http://astorg.info/tools/dewplayer.swf?son=http://astorg.info/content/audio/Rossini_Cenerentola_Noi_Don_Magnifico.mp3" width="200" height="20"> <param name="movie" value="dewplayer.swf?son=http://astorg.info/content/audio/Rossini_Cenerentola_Noi_Don_Magnifico.mp3" /> </object></p>]]></content:encoded><dc:creator>AStoRg</dc:creator><dc:date>2007-09-20T01:32:09+01:00</dc:date></item><item><title>[calinocub] Hommage</title><link>http://blog.calinocub.gayattitude.com/20070920003034/hommage/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.calinocub.gayattitude.com/20070920003034/hommage/</guid><description>Un question me turlupine :

Pavarotti est-il mort en hommage à la Callas ?

Parce qu'il faut bien avouer que le Napolitain de Modène est tombé à point pour lancer la dégoulinance callassienne en cours. J'adore la Callas, mais quand même…

Bon, par contre, les ténors… Mais j'ai une pensée compatissante pour tous les fans de Pavarotti qui sont allés à ses concerts pour le trouver remplacé (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître).

Quoi je dis du mal des morts ?

Oui, mais c'était d'un ténor !</description><content:encoded><![CDATA[Un question me turlupine :<br />
<br />
Pavarotti est-il mort en hommage à la Callas ?<br />
<br />
Parce qu'il faut bien avouer que le Napolitain de Modène est tombé à point pour lancer la dégoulinance callassienne en cours. J'adore la Callas, mais quand même…<br />
<br />
Bon, par contre, les ténors… Mais j'ai une pensée compatissante pour tous les fans de Pavarotti qui sont allés à ses concerts pour le trouver remplacé (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître).<br />
<br />
Quoi je dis du mal des morts ?<br />
<br />
Oui, mais c'était d'un ténor !]]></content:encoded><dc:creator>calinocub</dc:creator><dc:date>2007-09-20T00:30:34+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] Sous vos applaudissements...</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070914091028/sous-vos-applaudissements/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070914091028/sous-vos-applaudissements/</guid><description>Jacques Martin, c'était aussi et surtout les énormes bouquets offerts aux divas.




</description><content:encoded><![CDATA[<br>Jacques Martin, c'était aussi et surtout les énormes bouquets offerts aux divas.<br />
<br />
<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2UUUKsi_CBY"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/2UUUKsi_CBY" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object><br />
<br />
<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Sckg_P4vovU"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Sckg_P4vovU" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object><br />
]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-14T09:10:28+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] Belle laideur à l'opéra de Paris</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070913105800/belle-laideur-a-l-opera-de-paris/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070913105800/belle-laideur-a-l-opera-de-paris/</guid><description>Hier soir, pour la première fois depuis que je fréquente l'Opéra de Paris, je me suis rendu à une séance de présentation d'un spectacle à l'affiche, en l'ocurrence Ariane et Barbe-Bleue, cette uvre envoutante et méconnue de Paul Dukas. Nous attendait un trio prestigieux, à savoir Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, Sylvain Cambreling, chef d'orchestre et Anna Viebrock, metteuse en scène.

Reconnaissons que la narration plutôt bien amenée de Sylvain Cambreling était relativement séduisante, mais volait à peine au-dessus du ras des pâquerettes et, de fait, n'apprenait rien ou presque sur la musique... sinon qu'il ne fallait pas la comparer à celle du Pelléas et Mélisande de Debussy, ce qu'il n'a pas cessé de faire !

Et précisons que le discours de Gérard Mortier, que je qualifie volontiers de logorrhée dévastatrice, a été accueilli avec moult sourires et dodelinements approbateurs par les dames envisonnées* et enhermessées* du premier rang, toujours promptes à soutenir, l'il en quête de connivence, les platitudes qu'il nous déversait sur le féminisme latent dans les opéras de Wagner et du début du XXè siècle.

Puis, la présentation a viré au foutage de gueule pur et simple lorsque, assisté d'Anna Viebrock, d'emblée présentée par Gégé comme une personnalité propice à provoquer le scandale (et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle avait été choisie), il nous a expliqué que le décor du spectacle serait laid, mais que c'était pour cela qu'il était beau (quasi verbatim!). En guise de justification, qui appelait nécessairement notre appui, nous public averti (puisque présent ce soir) et bien au-dessus de toute banalité, on nous a projeté une série de photographies d'une usine abandonnée des environs de Leipzig, source d'inspiration de la conception globale du spectacle. A chaque nouveau cliché de lieu délabré qu'on nous infligeait sur grand écran sans avertissement préalable, un timide mais perceptible haut-le-cur surgissait du public, un peu plus insistant chaque fois (les dames envisonnées* du premier rang n'aiment visiblement pas les vitres brisées, et encore moins les tags qui ornent le béton industriel, je ne suis pas très étonné) et on se hâtait de nous rappeler que, bien évidemment, il ne s'agissait pas du décor que nous verrions sur scène, mais bien de l'usine de Leipzig.

Lorsque, sur une dernière diapositive, on nous dévoilait enfin une maquette du décor, sentant qu'il fallait divertir notre attention pour prévenir un nouvelle réaction hostile de notre part, on nous a tout de suite informé des difficultés liées à la mise en scène d'un tel décor, notamment les lumières. Parce que, même quand il n'y a rien à voir sur scène, il faut que le public puisse voir (quasi verbatim!), nous expliquait-on sans détour. Et, ô délice ! on nous a révélé (le mot n'est pas trop fort) une des nombreuses idées géniales (notons le pluriel !) d'Anna pour résoudre ce problème en particulier : l'éclairage proviendrait d'en bas grâce à des néons disposés sous un sol transparent ; autrement dit : un concept hyper novateur (si ce n'est qu'il a déjà été employé dans 2001: A Space Odyssey, comme nous l'a indiqué Gégé lui-même !) Ce dernier faisait immédiatement remarquer qu'il était donc préférable d'être assis au premier ou au second balcon pour en profiter ! Les dames envisonnées* ont alors pincé leurs lèvres tout en s'efforçant d'opiner du chef en direction de Gégé, mais regrettant déjà d'avoir opté pour le parterre...

Pour ma part, j'y serai le 17 pour ce troublant conte musical où l'on parle de liberté... Si vous me cherchez, je serai... au premier balcon, et sans vison sur les épaules (à moins que... un cadeau est si vite arrivé...) !

</description><content:encoded><![CDATA[<br>Hier soir, pour la première fois depuis que je fréquente l'Opéra de Paris, je me suis rendu à une séance de présentation d'un spectacle à l'affiche, en l'ocurrence <b><EM>Ariane et Barbe-Bleue</EM></b>, cette &#156;uvre envoutante et méconnue de Paul Dukas. Nous attendait un trio prestigieux, à savoir Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, Sylvain Cambreling, chef d'orchestre et Anna Viebrock, <EM>metteuse</EM> en scène.<br />
<br />
Reconnaissons que la narration plutôt bien amenée de Sylvain Cambreling était relativement séduisante, mais volait à peine au-dessus du ras des pâquerettes et, de fait, n'apprenait rien ou presque sur la musique... sinon qu'il ne fallait pas la comparer à celle du <EM>Pelléas et Mélisande</EM> de Debussy, ce qu'il n'a pas cessé de faire !<br />
<br />
Et précisons que le discours de Gérard Mortier, que je qualifie volontiers de logorrhée dévastatrice, a été accueilli avec moult sourires et dodelinements approbateurs par les dames envisonnées* et enhermessées* du premier rang, toujours promptes à soutenir, l'&#156;il en quête de connivence, les platitudes qu'il nous déversait sur le féminisme latent dans les opéras de Wagner et du début du XX<sup>è</sup> siècle.<br />
<br />
Puis, la présentation a viré au foutage de gueule pur et simple lorsque, assisté d'Anna Viebrock, d'emblée présentée par Gégé comme une personnalité propice à provoquer le scandale (et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle avait été choisie), il nous a expliqué que le décor du spectacle serait laid, mais que c'était pour cela qu'il était beau (<EM>quasi verbatim!</EM>). En guise de justification, qui appelait nécessairement notre appui, nous public averti (puisque présent ce soir) et bien au-dessus de toute banalité, on nous a projeté une série de photographies d'une usine abandonnée des environs de Leipzig, source d'inspiration de la conception globale du spectacle. A chaque nouveau cliché de lieu délabré qu'on nous infligeait sur grand écran sans avertissement préalable, un timide mais perceptible haut-le-c&#156;ur surgissait du public, un peu plus insistant chaque fois (les dames envisonnées* du premier rang n'aiment visiblement pas les vitres brisées, et encore moins les tags qui ornent le béton industriel, je ne suis pas très étonné) et on se hâtait de nous rappeler que, bien évidemment, il ne s'agissait pas du décor que nous verrions sur scène, mais bien de l'usine de Leipzig.<br />
<br />
Lorsque, sur une dernière diapositive, on nous dévoilait enfin une maquette du décor, sentant qu'il fallait divertir notre attention pour prévenir un nouvelle réaction hostile de notre part, on nous a tout de suite informé des difficultés liées à la mise en scène d'un tel décor, notamment les lumières. Parce que, même quand il n'y a rien à voir sur scène, il faut que le public puisse voir (<EM>quasi verbatim!</EM>), nous expliquait-on sans détour. Et, ô délice ! on nous a révélé (le mot n'est pas trop fort) une des nombreuses idées géniales (notons le pluriel !) d'Anna pour résoudre ce problème en particulier : l'éclairage proviendrait d'en bas grâce à des néons disposés sous un sol transparent ; autrement dit : un concept <EM>hyper </EM>novateur (si ce n'est qu'il a déjà été employé dans <EM>2001: A Space Odyssey</EM>, comme nous l'a indiqué Gégé lui-même !) Ce dernier faisait immédiatement remarquer qu'il était donc préférable d'être assis au premier ou au second balcon pour en profiter ! Les dames envisonnées* ont alors pincé leurs lèvres tout en s'efforçant d'opiner du chef en direction de Gégé, mais regrettant déjà d'avoir opté pour le parterre...<br />
<br />
Pour ma part, j'y serai le 17 pour ce troublant conte musical où l'on parle de liberté... Si vous me cherchez, je serai... au premier balcon, et sans vison sur les épaules (à moins que... un cadeau est si vite arrivé...) !<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/g/i/gil30paris/20070913-58721475446e8ebb468d11.jpg" width="300" height="300" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-13T10:58:00+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] M'am&amp;amp;ograve... L'amai, l'amai, ah, l'amai... (2)</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070907215719/m-am-ograve-l-amai-l-amai-ah-l-amai-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070907215719/m-am-ograve-l-amai-l-amai-ah-l-amai-2/</guid><description>
En complément de l'article précédent et pour faire suite aux commentaires à propos d'icelui... Maria Callas, cette fois-ci au Japon au NHK Hall (apparemment), en 1974... Toujours la déchirante confession de Santuzza...
</description><content:encoded><![CDATA[<br><br />
En complément de l'article précédent et pour faire suite aux commentaires à propos d'icelui... <br>Maria Callas, cette fois-ci au Japon au NHK Hall (apparemment), en 1974... Toujours la déchirante confession de Santuzza...<br />
<div align="center"><object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/LJIZGthwWLc"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/LJIZGthwWLc" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object></div]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-07T21:57:19+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] M'am&amp;amp;ograve... L'amai, l'amai, ah, l'amai...</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070907104307/m-am-ograve-l-amai-l-amai-ah-l-amai/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070907104307/m-am-ograve-l-amai-l-amai-ah-l-amai/</guid><description>
Maria Callas... bientôt 30 ans qu'elle nous quitta... Au Royal Festival Hall, en 1973, la déchirante confession de Santuzza...
</description><content:encoded><![CDATA[<br><br />
Maria Callas... bientôt 30 ans qu'elle nous quitta... <br>Au Royal Festival Hall, en 1973, la déchirante confession de Santuzza...<br />
<div align="center"><object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/50f_qPBofFw"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/50f_qPBofFw" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object></div>]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-07T10:43:07+01:00</dc:date></item><item><title>[gil30paris] Mutin(e)</title><link>http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070905002557/mutin-e/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.gil30paris.gayattitude.com/20070905002557/mutin-e/</guid><description>
« D'abord il faut désobéir : c'est le premier devoir quand l'ordre est menaçant et ne s'explique pas. »(Ariane, Ariane et Barbe-Bleue, musique : Paul Dukas, livret : Maurice Maeterlinck)
(Lithographie de Gustave Doré)
</description><content:encoded><![CDATA[<br><br />
« D'abord il faut désobéir : c’est le premier devoir quand l’ordre est menaçant et ne s’explique pas. »<h6>(Ariane, <EM>Ariane et Barbe-Bleue</EM>, musique : Paul Dukas, livret : Maurice Maeterlinck)</h6><br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/g/i/gil30paris/20070905-25998286746de58f402078.jpg" width="237" height="300" border="1" alt="" title="" /><h6>(Lithographie de Gustave Doré)</h6></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>gil30paris</dc:creator><dc:date>2007-09-05T00:25:57+01:00</dc:date></item><item><title>[buckingham] Programme de cette am : José Cura</title><link>http://blog.buckingham.gayattitude.com/20070902204332/programme-de-cette-am-jose-cura/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.buckingham.gayattitude.com/20070902204332/programme-de-cette-am-jose-cura/</guid><description>
Moment divin cette am, à l'opéra de Nancy à l'occasion d'un concert de clôture d'un Master Class dirigé par José Cura. 

Outre le grand plaisir de le voir, de l'entendre et de le voir jouer ses interprétations, c'est aussi une façon de découvrir des interprêtes moins où pas encore connus. 
En ce qui me concerne, je ne connaissais pas et j'ai apprécié Jan St'ava (basse), Marie Karall (soprano), Avi Klemberg (ténor) et au delà des trois premiers Aude Priya Engel (soprano).



Presse :
Après six années d'absence en France, José Cura a choisi le cadre prestigieux de l'Opéra national de Lorraine pour donner des master classes publiques au cours desquelles il a enseigné à 12 jeunes chanteurs (sopranos, mezzos, ténors, barytons et basses) le jeu d'acteurs et la construction de personnages.
A l'issue de ces master classes, le célèbre ténor et ses élèves ont donné un concert, accompagnés par l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.
Compositeur de talent, chef d'orchestre respecté, véritable bête de scène, José Cura est un chanteur engagé qui n'hésite pas à mettre la musique au profit des causes qu'il défend pour entretenir, éduquer, transmettre et communiquer. Ses apparitions, qu'elles aient lieu devant des milliers de gens ou de façon plus intime, rencontrent toujours le même succès.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Moment divin cette am, à l'opéra de Nancy à l'occasion d'un concert de clôture d'un Master Class dirigé par José Cura. <br />
<br />
Outre le grand plaisir de le voir, de l'entendre et de le voir jouer ses interprétations, c'est aussi une façon de découvrir des interprêtes moins où pas encore connus. <br />
En ce qui me concerne, je ne connaissais pas et j'ai apprécié Jan St'ava (basse), Marie Karall (soprano), Avi Klemberg (ténor) et au delà des trois premiers Aude Priya Engel (soprano).<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/b/u/buckingham/20070905-211513591946deb8b4839ee.jpg" width="350" height="437" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Presse :<br />
Après six années d’absence en France, José Cura a choisi le cadre prestigieux de l’Opéra national de Lorraine pour donner des master classes publiques au cours desquelles il a enseigné à 12 jeunes chanteurs (sopranos, mezzos, ténors, barytons et basses) le jeu d’acteurs et la construction de personnages.<br />
A l’issue de ces master classes, le célèbre ténor et ses élèves ont donné un concert, accompagnés par l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.<br />
Compositeur de talent, chef d’orchestre respecté, véritable bête de scène, José Cura est un chanteur engagé qui n’hésite pas à mettre la musique au profit des causes qu’il défend pour entretenir, éduquer, transmettre et communiquer. Ses apparitions, qu’elles aient lieu devant des milliers de gens ou de façon plus intime, rencontrent toujours le même succès.]]></content:encoded><dc:creator>buckingham</dc:creator><dc:date>2007-09-02T20:43:32+01:00</dc:date></item></channel></rss>